Carte communale sur Open Street Map et « Cartopartie » (Plouarzel - 29)

Un article de Guides CRéATIF - Espace de travail collaboratif.

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Sommaire

A. Le projet, le service ou l’usage

1. Nom ou titre du projet, du service ou de l’usage décrit

Carte communale sur Open Street Map et « Cartopartie »

2. Lieu d’implantation / structure(s) porteuse(s)

Centre multimédia de la commune de Plouarzel

3. Personne référente et fonction (dans le projet ou dans la structure)

Louis-Julien de la Bouëre, animateur TIC communal

4. Coordonnées (adresse postale, téléphone, mail, web)

4 route de Saint-Renan 29810 Plouarzel

  • Tél : 02 98 89 38 70
  • Mél : centremultimedia-plouarzel [at] orange.fr

B. Le contexte

5. Les origines du projet (porteur de projet, partenaires, etc.)

La commune, déjà investie dans des projets autour du libre, a souhaité rentrer dans le projet Open Street Map pour disposer, et mettre à disposition, d'une carte fiable, actualisée et actualisable aisément. Le centre multimédia coordonne le travail réalisé par des particuliers et des associations (patrimoine, pêche-plaisance, vélo, randonnée, de quartiers, jeunesse,...)

6. Année de mise en place (mois et année) et durée de projet

  • Première réunion de présentation en juin 2009. Premiers relevés à l'été 2009.
  • Première "Cartopartie", temps de collecte collectif sur le terrain, le 17 octobre 2009.
  • Le projet continue puisque la carte est par essence à améliorer sans cesse.

7. Les objectifs initiaux (pour quoi faire ?)

Un constat simple : il est difficile pour une commune de disposer d'un plan communal détaillé et à jour (nouvelles routes, lotissements, routes). Au delà de la carte papier, c'est aussi le problème récent des GPS qui envoient partout sauf au bon endroit. Cette carte, la plus complète possible, sera également un outil libre de droit donc facilement accessible et réutilisable notamment par les associations dans le cadre de leurs communications (dépliants, blogs, etc.) C'est donc un projet qui peut potentiellement intéressé toutes les municipalités ou tout au moins toutes les structures travaillant sur l'appropriation d'un territoire par ses habitants.

C. Le fonctionnement

8. Description des services et/ou usages développés

Le centre devient un point central de rencontre autour du projet sur la commune (et aussi pour des personnes motivées sur d'autres communes (Plougonvelin, Guilers,...). Il devient lieu de formation à l'utilisation des GPS, de JOSM et OSM.

9. Conditions d’accès (recrutement du public, participation financière, …)

Un simple appel au public a fonctionné ! Mais il faut sans doute éviter de parler de « Open Street Map » et de « Mapping party » sous peine d'avoir des « mappeurs » pro et peu d'habitants. Préférer « Cartographie collaborative » et « cartopartie ». L'investissement de la collectivité est primordial, soit comme moteur du projet ou simple participant fournisseur de données. Les associations répondent facilement à un appel si c'est la mairie qui les invite.

10. Moyens humains (statuts, profils et compétences)

Un animateur de projet et quelques bénévoles très motivés. Deux types de bénévoles sont les bienvenus, ceux qui aiment se promener et ceux qui aiment la technique et bien sûr ceux qui aiment les deux.

11. Moyens techniques (matériel hard et soft + consommables)

  • Pour le projet Open Street Map, un ordinateur (même ancien), un gps (type randonnée).
  • Pour une "Cartopartie" de 40 participants : 8 ordinateurs et 10 GPS, des cartes pré-imprimées avec les zones à cartographier, des listes de Points d'intérêts à relever, crayons, supports écriture. Nous avions prêtés également des APN pour prendre en photo les Points d'intérêts notamment patrimoniaux. Globalement, il n'y a pas besoin de beaucoup d'APN car de nombreuses personnes en possèdent déjà un.

12. Moyens financiers (budget du projet ou budget de fonctionnement annuel, partenaires, bénévolat, etc.)

Tout dépend du taux d'équipement des participants notamment en ordinateurs. Un GPS varie de 80€ à 250€. C'est important de prendre un GPS avec un écran, notamment pour les personnes qui ne sont pas des habitués de ce type d'outils.

De nombreuses heures de bénévolat pour aller prendre les points et les rentrer. A titre d'exemple, il faut environ 2 heures pour rentrer une trentaine de points d'intérêts.

D. Les usages

13. Les publics (visés initialement et touchés réellement)

Habitants de la commune, associations et également les communes limitrophes.

Seules les municipalités n'ont pas répondu à l'appel. Les associations sont venues ainsi que de nombreux habitants de Plouarzel et d'autres communes.

14. Nombre de personnes touchées

5/6 bénévoles sont réguliers sur le projet OSM Plouarzel. Lors de la cartopartie, ce sont une quarantaine de personnes qui sont venues à la cartopartie: des représentants d'associations, des familles avec leurs enfants, des curieux d'autres communes. (Pour infos, il y a 500 mappeurs réguliers en France)

15. L’originalité ou l’exemplarité du projet

Des familles non initiées aux nouveaux médias ont pris un GPS et relevé des points dans leur quartier, ont rentré les données sous JOSM (logiciel libre) et ont vu tout ça apparaître sur une carte libre de droits. Ils ont pris des photos de leur quartier et ont découvert les notions de droits d'auteurs et plus spécifiquement les Creative Commons. Voilà un résumé d'une belle journée « cartopartie » en pédagogie de projet très active.

Appropriation de son territoire, mixité sociale (entre locaux et structures), découverte des logiciels libres, découverte de Creative Commons et valorisation en direct sur le web (2.0) du travail réalisé et tout ça dans un « sans se faire mal » !

E. Un bilan ?

16. Les difficultés rencontrées (défis à relever)

Aucune difficulté dans notre cas car dès le départ deux personnes (une adjointe et une nouvelle habitante toutes les deux ingénieurs à l'ENST Bretagne) se sont emparées du projet sur les aspects techniques. Il ne restait plus qu'à l'animateur multimédia à motiver les habitants. Une bonne intégration du centre dans la vie communale et une reconnaissance pour les projets menés aide beaucoup.

17. Les leçons à tirer (si c’était à refaire …)

Ne pas sous estimer les publics intéressés. Il ne faut pas que les participants repartent car il n'y a pas suffisamment de GPS. Le rôle d'accueil des publics, d'animation et d'explication lors de la "Cartopartie" peut prendre beaucoup de temps. Il faut donc suffisamment d'animateurs.

Il faut être sûr de pouvoir rentrer rapidement des données pour que les participants à une "Cartopartie" voient rapidement le résultat de leur travail.

18. Transférabilité du projet

(conseils pour ceux qui voudraient se lancer dans un tel projet)

Lancez-vous, il y a sûrement plus de personnes que vous ne le pensez qui sont motivés par la mise en valeur de leur territoire.